Ouverture ce mercredi le 4 mars 2026 à Gitega d' un atelier de formation de trois jours dans le cadre d’un projet d’appui institutionnel visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) au Burundi.Les travaux prendront fin le 6 mars 2026, avec l’ambition de poser les bases d’un cadre national plus efficace et mieux coordonné dans la lutte contre les VSBG.
Organisée par ONU_Femmes en collaboration avec le Ministère de la Justice, des droits de la personne humaine et du genre, la rencontre réunit des représentants des réseaux de lutte contre les VSBG, des autorités administratives, des acteurs judiciaires ,les agents concessionnaires et des représentants des confessions religieuses.
Pendant trois jours, les participants vont échanger sur les mécanismes de prévention, de détection et de répression des violences basées sur le genre. Les discussions portent également sur l’amélioration de la prise en charge et de l’accompagnement des survivantes et survivants.
L’objectif est de doter les intervenants d’outils pratiques et de renforcer la coordination entre les différents services concernés afin d’apporter une réponse plus efficace et harmonisée face à ces violences.
Dans son allocution d’ouverture, le Conseiller socio-culturel du Gouverneur de Gitega, Alice Nshimirimana a salué cette initiative et réaffirmé l’engagement des autorités burundaises à lutter contre les VSBG et à promouvoir l’égalité des genres.
Elle a souligné que cette formation s’inscrit dans les efforts continus du gouvernement pour consolider les mécanismes de protection des droits humains et améliorer l’accès à la justice pour les victimes.
D'après la présentatrice du jour au Burundi, les violences basées sur le genre demeurent un défi majeur. Elles sont souvent enracinées dans des normes sociales et culturelles qui perpétuent les inégalités entre les hommes et les femmes.
La société burundaise reste marquée par une organisation patriarcale où l’homme est traditionnellement perçu comme chef de famille, tandis que la femme occupe une position subordonnée. Certains proverbes populaires, tels que "Umugabo bigura kugaba''« L’homme signifie diriger »), illustrent cette conception.
Ces représentations sociales favorisent différentes formes de violences : agressions physiques, violences sexuelles, pressions psychologiques, mariages précoces ou encore grossesses non désirées.
Au-delà des atteintes à l’intégrité physique, ces pratiques compromettent l’accès des femmes et des filles à l’éducation, à la santé et à l’autonomie économique.
Pour les acteurs engagés, la réponse passe par un changement progressif des mentalités, un renforcement du cadre juridique et une meilleure application des lois existantes. L’éducation, la sensibilisation communautaire et l’implication des leaders locaux sont considérées comme des leviers essentiels.
À travers cet atelier de Gitega, les organisateurs espèrent ainsi contribuer à bâtir une réponse nationale plus cohérente et durable face aux violences basées sur le genre un enjeu crucial pour garantir l’égalité et la dignité de toutes et tous au Burundi.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné












