Dans un contexte de consolidation de la gouvernance locale, la commune de Kiganda a tenu, ce 12 juin 2026, une réunion stratégique réunissant les principaux acteurs administratifs, judiciaires et sécuritaires. Cette rencontre visait à renforcer la coordination institutionnelle et à harmoniser les interventions en matière de sécurité, de justice et de développement communautaire.
La réunion a été présidée par la cheffe de commune, Diane Irakoze, en collaboration avec le président du conseil communal et secrétaire communal du parti CNDD-FDD, Herménégilde Rurakengereza, en présence des responsables de la police et de la justice, des représentants du parquet, des conseillers communaux, ainsi que des responsables des services techniques et administratifs locaux.
Au cœur des échanges, les autorités ont insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre toutes les institutions, estimant que cette synergie constitue un levier essentiel pour garantir la stabilité sociale et améliorer l’efficacité des actions publiques en faveur du développement. Elles ont également appelé à une collaboration étroite et complémentaire afin d’apporter des réponses cohérentes aux défis communautaires.
La question des boissons alcoolisées fortement concentrées, connues sous le nom de « udusarabwayi », a occupé une place importante dans les discussions. Les autorités ont exprimé leur préoccupation face à leurs conséquences néfastes sur la santé publique et la cohésion sociale, réaffirmant une politique de tolérance zéro et appelant à une mobilisation collective pour lutter contre ce phénomène considéré comme un frein au développement et à la productivité des ménages.
La cheffe de commune a, par ailleurs, insisté sur le respect strict des règles de discipline administrative, rappelant l’obligation de transmettre régulièrement les rapports d’activités et de respecter les procédures de communication institutionnelle afin de renforcer la transparence et la bonne gouvernance.
Les magistrats et les forces de sécurité ont été exhortés à faire preuve d’éthique, d’intégrité et de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions, tout en évitant toute pratique susceptible d’affaiblir la confiance des citoyens dans les institutions publiques. Les confessions religieuses ont également été appelées à se conformer strictement au cadre légal en vigueur et à s’impliquer davantage dans les initiatives de développement communautaire.
Enfin, les participants ont convenu de renforcer les capacités des acteurs de terrain et de privilégier les mécanismes locaux de résolution des problèmes, considérés comme les plus proches des réalités de la population. La réunion s’est clôturée sur un appel unanime à la cohésion institutionnelle, perçue comme une condition indispensable à la sécurité, à la stabilité et au développement durable de la commune de Kiganda.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné













