Les autorités burundaises comptent lancer prochainement une opération de recensement national des bénéficiaires d’engrais, afin de mettre un terme à la pénurie persistante et d’assurer une distribution équitable aux véritables agriculteurs.
Désormais, toute personne sollicitant les intrants agricoles devra prouver qu’elle dispose d’une superficie de terre proportionnelle à la quantité demandée. L’annonce a été faite, mercredi 7 janvier 2026, par le Gouverneur de la province de Gitega, Liboire Bigirimana, à l’issue d’une réunion réunissant les responsables des secteurs de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage et les autorités administratives communales.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par de graves dysfonctionnements dans la gestion et la répartition des engrais, notamment leur attribution à des personnes ne disposant pas de terres exploitables. Selon le Gouverneur, ces pratiques aggravent la pénurie et privent les agriculteurs qui en ont un besoin réel.
La rencontre a également permis d’identifier les types d'engrais requis dans les saisons agricoles B et C, en vue de planifier les commandes. À cette occasion, il a été précisé que les détenteurs de bons non honorés depuis 2022 recevront les semences correspondantes.
Insistant sur l’urgence d’une réforme en profondeur des mécanismes de distribution, Liboire Bigirimana a dénoncé des disparités criantes, certaines personnes pouvant accéder jusqu’à cinquante sacs d’engrais alors que d’autres n’obtiennent qu’un seul sac, voire aucun, malgré des besoins avérés.
Il a en outre regretté le déficit d’information des autorités locales lors des opérations de distribution et plaidé pour leur implication systématique, afin de renforcer transparence, équité et efficacité.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné












